Romain Delaire est un jeune artiste à suivre. Après avoir exposé au Louvre-Lens, Romain Delaire confirme, au fil des expositions, son talent. Son univers artistique est empreint de poésie et nous transporte dans un monde où l’illusion optique devient la norme. La Revue d’Elise a eu la chance de le rencontrer lors de sa venue sur Laon et de pouvoir échanger avec lui.

 

 

Pouvez-vous me parler de votre démarche ?

Ma démarche a d’abord commencé autour du motif. Il y a une forte notion de la répétition, du temps, de la saturation. Le motif est d’abord travaillé sur papier et est amené à un point de saturation. Il y a également une dimension optique du papier puis, je me suis lassé du papier qui contenait trop mon travail. Mon travail est au fil du temps devenu de plus en plus grand. J’ai par exemple réalisé un tapis de deux mètres de haut sur six de long avec différents motifs. Les origamis sont dans la même lignée que celle du motif. J’ai commencé à mettre les motifs sur les murs et les plafonds. L’origami est à l’origine un moyen de quitter le mur. Grâce à l’origami, je garde le motif tout en ayant une nouvelle dimension.

Quel est l’artiste que vous admirez le plus ?

Une artiste qui m’a beaucoup inspiré pour l’optique et les motifs est Bridget Riley. Selon moi, une œuvre optique fonctionne mieux en noir et blanc. Le second artiste est Daniel Buren.

Quelle œuvre a changé votre vie ?

J’hésite entre deux choses. La première œuvre qui m’a lancé dans mon style est la toile cirée sur laquelle j’ai peint un damier. La seconde est plutôt un style. Il s’agit du doodle art ( le doodle art désigne un exercice graphique qui consiste à réaliser des dessins  de façon aléatoire. Le doodle art fait appel aux notions d’alternance, de répétition ou encore, de symétrie.)

Quel est votre processus de création ?

Il est assez difficile de parler de mon processus de création. Il est assez différent selon les œuvres et cela varie d’une œuvre à l’autre. Parfois, je pense à la forme avant le motif et d’autres fois, c’est l’inverse. Certains de mes origamis sont pleins et d’autres creusés. Il y a toujours un travail du papier. C’est une base pour mon travail. Mais pour certaines œuvres, le papier pose problème en raison de son poids. Le carton est dans ce cas de figure venu remplacer le papier.

Certaines de vos œuvres évoluent au sein de l’espace. Comment les imaginez-vous au moment de la création ? Les imaginez-vous en fonction d’un espace précis ?

Je pense mes œuvres dans un espace neutre mais, je m’adapte par la suite aux lieux. Au Louvre-Lens, ses origamis géants face au comptoir étaient une cane suivie de ses canetons. Pour mon nuage d’origami, selon l’espace disponible, la forme est plus élancée ou au contraire, plus compacte. Lorsque je dispose d’un espace assez grand, je lui donne la forme d’un envol d’oiseaux avec un point de départ et un point d’arrivée.

Que conseillerez-vous à un jeune artiste qui veut se lancer ?

Oser. J’avais moi-même peur. Je n’osais pas me déclarer artiste professionnel. Mais également, être passionné.

 

 

Romain Delaire est un artiste passionnée et passionnant qui sait vous emporter dans son univers. Il réinvente l’origami au sein d’installations qui emplissent l’espace et le révèlent. Ses œuvres subliment les lieux et leur donnent une dimension esthétique parfois inattendue. Ce talentueux jeune homme mérite d’être mis en lumière car il sera sans nul doute un des plus grands artistes de demain.

Crédits photographiques : Romain Delaire.
 Elise

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